La suite de l’histoire de Maryam

La femme de Saïd, mon deuxième frère plus âgé que moi, perd à deux reprises un bébé lorsqu’elle tombe enceinte. Lorsque de nouveau elle attend un enfant, le médecin la prévient de faire très attention, car il y a un risque de perdre celui-ci également. Elle pleure souvent. Un jour, elle me dit : « Prie pour moi s’il te plait ». C’est ce que je fais, tous les jours jusqu’au neuvième mois. Puis sa gynécologue l’informe qu’elle doit être hospitalisée car le bébé doit arriver dans deux jours. Les jours passent et rien n’arrive. Elle m’appelle en pleurant : « Je n’arrive pas à accoucher, s’il te plaît prie pour moi, peut être que j’ai un problème ». Je lui réponds : « Aie confiance en Jésus, tu verras, tu accoucheras sans problème ».« Oui, je le crois, mais il faut que tu viennes à l’hôpital pour prier pour moi ».

Je me rends donc à l’hôpital avec mon frère Saïd. En arrivant là-bas, je découvre une autre femme, souffrante qui est allongée sur le lit. Il s’agit de l’épouse de l’imam de la mosquée. Cela fait 10 jours qu’elle attend pour accoucher. Elle est très pâle. Son mari, habillé d’un pantacourt et d’une chechia, a pris l’initiative de lui faire la « Roqya » et de réciter le Coran à elle, mais également à ma belle-sœur. Je prends en cachette la main de la femme de mon frère. Je lui demande de fermer les yeux et commence à prier pour elle, mais aussi pour la femme de l’imam. Je prends autorité au Nom de Jésus pour briser les liens de la « Roqya » et des récitations du Coran. Puis je demande au Seigneur qu’Il leur accorde à toutes deux un accouchement facile.

Avant de la quitter, je lui dis : « Ne crains pas, tu ne vas pas tarder à accoucher. Crois juste en Jésus-Christ, Il fera un miracle pour toi. D’ici 12h du soir maximum, tu m’appelleras pour me donner la nouvelle de ton accouchement ! » Elle me répond : « Amen » puis : « Regarde, ma tante qui est présente n’est pas contente du tout de ce qui se passe ». « Ne crois en personne, crois seulement que Jésus est avec toi. Il fera face à tout, même pour cette pauvre femme de l’imam qui souffre sur son lit depuis 10 jours. Ne craignez pas, le Sang de Jésus est sur vous, toutes les deux ».

Je quitte l’hôpital et continue de prier pour elles à la maison. Vers 9 heures du soir, elle me téléphone : « La femme de l’imam a accouché ! A peine tu es partie, on l’a conduite dans la salle de travail et elle a donné naissance à un bébé ». Je ne peux me retenir de crier au téléphone : « Gloire à Dieu miséricordieux, notre Père. Alléluia ! » Je l’encourage : « Ne crains pas, même toi, tu ne vas pas tarder pour aller accoucher ». « Amen ».

A peine a-t-elle raccroché le téléphone qu’elle a de grandes contractions, et à 10 heures du soir, elle accouche à son tour. Elle m’appelle vers minuit pour me faire part de la nouvelle. Je suis vraiment dans la joie à ce moment-là. Je crie, je danse en m’exclamant : « Alléluia ! Dieu merci, cela est aussi un grand miracle. Gloire à Dieu de tout ce qu’il a fait pour son bébé aussi ».

Le pardon

Tamila, la femme de mon beau-frère me déteste, parce que je suis chrétienne. Elle croit qu’il lui est interdit (haram) par la religion d’entrer chez moi ou de manger avec nous. Mais malgré cela, j’essaie de lui faire du bien. Lors de la naissance de son premier enfant, je veux aller chez elle pour la féliciter. Parce que Jésus nous a dit : « Aimez ceux qui vous haïssent, et faites du bien à ce qui vous font le mal, bénissez-les ». Jésus m’aime et je dois aimer les autres aussi. Je demande conseil à une de mes belles-sœurs (femme de mon frère), qui me dit de ne pas aller chez Tamila, étant donné qu’elle me déteste. : « Si tu rentres chez Tamila, elle risque de te chasser de sa maison et t’humilier ». Je me tourne alors vers mon frère Nadir. Lui au contraire, m’encourage à aller la voir et à me souvenir des paroles de Jésus, à savoir que Dieu contrôle toutes choses. Je suis tiraillée entre ces deux conseils. Je prie : « Seigneur Jésus, que dois-je faire ?».

Plus tard, je suis au salon et regarde une émission de télévision chrétienne et Jésus me parle à travers l’animateur de l’émission. Il m’interpelle :

« Toi, ma fille ! ».

« Moi !? ».

« Oui, toi ».

« Moi,… oui,… quoi ?… ».

« Vas-y).

Je m’agenouille et commence à prier : « Seigneur, je veux T’entendre me dire Alléluia, amen maintenant, pour que je sache que c’est Toi qui me parles ».

Du poste de télévision, j’entends : « Amen, Alléluia ».

Je répète : « Seigneur, est-ce Toi ? ».

« Oui c’est moi ! ».

Je sais que je n’oublierais jamais cette voix. « Ne t’inquiète pas, mon enfant !.

J’appelle immédiatement mon mari : « Viens, nous allons voir Tamila pour la féliciter ». Il me répond : « Tu m’as dit que tu ne voulais pas entrer chez elle, non ?». « Oui, mais le Seigneur Jésus vient de me parler et m’a dit d’aller chez elle, de ne pas craindre car Il est avec moi

C’est rempli de joie que j’arrive chez elle. Au début elle ne m’accorde aucune importance, mais je reste dans cette joie car je sais que Dieu est avec moi et que j’ai reçu une onction de la part de Jésus. Je la félicite donc, elle me permet de voir le bébé et, selon nos coutumes, nous lui donnons de l’argent. Tout se passe extraordinairement bien. Je rends grâce à Dieu pour tout ce qu’il fait dans ma vie Je n’ai plus peur, car Jésus m’apporte la paix.

 Je reçois des intimidations, je suis méprisée mais je continue à croire en Jésus-Christ

Je dois subir des intimidations à cause de ma foi pour Jésus-Christ. Par exemple, dernièrement, lors de funérailles dans ma famille. On me fait la remarque « Pourquoi fais-tu le service à table ? ». On va trouver le responsable de la maison : « Il n’est pas convenable qu’elle serve dans ta maison, c’est haram et nous ne devons pas manger ce qu’elle sert ». Mais je tiens toujours à la foi en Jésus-Christ. Il a fait beaucoup de miracles dans ma vie. Malgré les difficultés, je n’abandonne pas. Je dirai aussi que beaucoup de personnes qui sont jadis éloignées de moi, à cause de ma foi, sont revenues vers moi maintenant. Voyant mon comportement, leur avis change. Avant l’opinion que les gens avaient de moi était très importante. Mais maintenant, je ne regarde qu’au Seigneur, son avis seul compte pour moi. Je sais qu’il est le vrai chemin et la vérité, et cela pour toujours. C’est le chemin qui mène à Dieu. Je sais cela, je suis dans la joie avec mes enfants.

Un passage difficile malgré la conversion

Cela n’est pas toujours facile. Devant les persécutions, mon mari décide de ne plus aller à l’église. De plus il est découragé et déçu par le comportement de certains frères dans la foi. Il m’empêche même d’y aller. Et cela va durer 3 années. Je dis à Nadir : « Avant, c’était moi qui t’encourageais à venir à l’église, me voici maintenant que je suis cloîtrée à la maison. Prie pour moi ». Mais j’ai confiance en Jésus, et je continue de prier, de jeûner. Une fois, je demande à Dieu de m’accorder une maladie bénigne, juste pour pouvoir sortir de la maison et me reposer un peu de temps à l’hôpital. Effectivement cela se produit. Quelques jours après je suis hospitalisée pour une appendicite. Lorsque je retourne à la maison, c’est ma mère qui s’occupe de moi : je peux me reposer.

Puis, sur les conseils de Nadir, je prie différemment. « Seigneur, permets-moi d’aller là où je vais me détendre, flâner et me régaler, loin de la maison ». Je prie le Seigneur pour que mon époux me permette de retourner à l’église, Je fais un rêve dans lequel il se réconcilie avec le pasteur. Cela se produit peu de temps après et il recommence à fréquenter l’église et je l’accompagne. Malheureusement, certains problèmes le font de nouveau s’éloigner des frères et sœurs, mais moi, je peux continuer à assister aux cultes régulièrement. Je prie pour mon mari, sachant que notre Seigneur est tout-puissant.

Le Seigneur m’appelle à servir

Cela se passe justement au moment où mon mari quitte de nouveau l’église. Une sœur, monitrice des enfants, me demande de l’aider à préparer des sandwiches pour les jeunes. D’abord je refuse, parce que mon mari m’a imposé de ne pas bouger de l’endroit où nous sommes assis régulièrement lors des réunions. Puis, en cachette, je vais quand même à la cuisine pour l’aider. Je prie le Seigneur : « Mon Père, cette tâche que cette sœur voulait me confier, si c’est de ta volonté je la ferai, sinon de ne la ferai pas ». En rentrant à la maison, j’informe mon mari que telle sœur m’a sollicité à l’aider dorénavant dans ce service à l’église. Il me dit : « Je suis d’accord que tu serves à l’église pour cela, mais à condition que tu rejoignes ta place dès que tu as fini ». Effectivement, je fais ce qu’il m’avait demandé.

Puis l’église organise, en été, une semaine de camping sur la plage pour les enfants et les adolescents. On me demande de venir cuisiner pour eux. Je leur réponds : « Je ne peux pas venir avec vous, car mon mari ne va pas m’autoriser. C’est parce que je viens avec mes frères, qu’il a il accepté que je vienne régulièrement à l’église, mais je ne pense pas qu’il sera d’accord que j’aille au camping, loin de la maison ». « Ne crains pas, nous allons lui demander de t’autoriser à venir avec nous ».

Nous prions ensemble sur ce sujet. Après cela, un membre responsable d’église vient chez nous à la maison avec sa femme, et discute avec mon mari. Au début il refuse, mais par la suite, il finit par accepter de me laisser partir. Et depuis ce jour-là, il me laisse partir au camping chaque été. En ces occasions, je m’amuse et vis des moments agréables, relaxants et communautaires. Avec le temps, je suis devenu servante à l’église. Je cuisine chaque jour de cultes pour les enfants, les ados, et même à d’autres occasions (séminaires, école biblique, journées spéciales des rencontres à l’église). J’organise un groupe de femmes pour faire toutes les tâches de cuisine après avoir été nommée par le conseil de l’église comme responsable. Après cela, j’intègre le groupe de suivi. J’appelle les sœurs, je leur rends visite chez elles pour prier, les aider et les fortifier dans leur foi, et leur apporter des Evangiles et des Bibles (version audio ou papier) notamment pour celles qui sont condamnées à rester à la maison, qui ne peuvent pas venir à l’église, ou celles qui croient en cachette, parce ce que leurs familles sont des musulmans.

Pour finir, je peux vous dire que j’ai fait un rêve sur la fermeture de l’église avant que cela soit arrivé en 2018. Je vois que Dieu me parle souvent et m’avertit. Il me bénit et répond à mes prières à chaque fois. Même si le bâtiment de l’église est fermé, nous tenons toujours des réunions de petits groupes dans les maisons. On rend aussi des visites à des familles. Voilà, je rends grâce et gloire à Dieu qui a fait beaucoup de miracles dans ma vie dont ceux que je viens de vous raconter. Vous, lecteurs, soyez bénis !

 

Lire plus:

Introduction (cliquez ici)

1ère partie : Un passé sombre (cliquez ici)

2ème partie : Une nouvelle vie (cliquez ici)