L’imposture de la mort cérébrale révélée

Sous le terme « mort cérébrale », on désigne le critère de définition de la mort pseudo-scientifique qui permet l’homicide des personnes en fin de vie et le prélèvement de leurs organes vitaux. Le critère classique de définition de la mort, à savoir l’arrêt définitif de toutes les fonctions vitales d’un organisme humain, est l’unique critère valide puisqu’il saisit l’essence d’un phénomène qui se vérifie toujours sous les mêmes modalités et présente toujours les mêmes caractéristiques.

C’est la thèse exposée lors d’un congrès intitulé « Brain death », A medico-legal construct: Scientific&Philosophical Evidence qui s’est tenu à Rome les 20 et 21 mai 2019. Ce congrès, organisé par la John Paul II Academy for human life and the family, réunissait des personnalités importantes du monde scientifique et académique, dont le professeur Josef Seifert, les docteurs Thomas Zabiega, Cicero Coimbra, Paul Byrne et le professeur Doyen Nguyen. Toutes les interventions étaient de très haut niveau et les preuves apportées irréfutables quant à la démonstration de la non-scientificité du critère de mort cérébrale. De fait, le comité de Harvard qui définit en 1968 la notion de mort encéphalique ou cérébrale n’apporta aucune preuve sérieuse à l’appui de cette nouvelle définition et ne la fonda sur aucune base philosophique, mais au contraire mis en place ce concept dans le seul but de résoudre la question éthique posée par la pratique des premières greffes d’organes que l’on réalisait. Le comité était composé de 30 membres, dont un avocat, un historien et plusieurs professionnels, mais aucun d’entre eux n’était favorable à la conception traditionnelle de la mort. D’ailleurs, ils avouèrent eux-mêmes quel était leur véritable objectif : « Des critères obsolètes de définition de la mort peuvent donner lieu à des controverses pour l’obtention d’organes destinés à des greffes ».

Cette nouvelle définition repose sur l’hypothèse selon laquelle le cerveau fonctionnerait comme un intégrateur somatique central et que par conséquent la perte irréversible, ou prétendue telle, de ses fonctions signifierait la fin de l’organisme humain comme ensemble intègre. Et pourtant, l’on a de nombreux cas de femmes enceintes déclarées mortes cérébralement qui ont mené à terme leur grossesse et donné naissance à leur enfant. Face à cet exemple, de telles thèses ne tiennent pas : comment un corps sans vie, un ensemble d’organes privé de coordination centrale pourrait-il mener à bien un événement aussi complexe que le développement et la naissance d’un autre être humain ? Du reste, comme l’a rappelé le prof. Seifert, dans le développement de l’embryon, le cerveau se forme dans une phase successive. Comment donc la perte irréversible des seules fonctions cérébrales pourrait-elle déterminer la cessation de la vie de l’organisme si ces fonctions ne le précèdent pas dans le développement ? En outre, la non-réponse aux stimulations, typiques du patient en grave ictus cérébral, ne signifie pas nécessairement que son cerveau est mort, mais seulement qu’il est silencieux : la preuve en est la capacité de l’organisme à maintenir les fonctions essentielles de la circulation hématique et de la respiration. A ce propos, l’incapacité à respirer de façon autonome, l’un des indices principaux qui permet de déterminer le diagnostic de mort cérébrale, est mensonger : en effet, le respirateur ne fait qu’aider l’air à entrer, mais en réalité c’est bien l’individu qui continue à distribuer l’oxygène aux cellules et aux tissus (fonction qu’un cadavre ne pourrait plus assumer).

Il faut mentionner également les problématiques liées au test d’apnée, qui est l’instrument utilisé pour vérifier l’incapacité de la personne dans le coma à respirer de façon autonome et pendant un laps de temps déterminé : une étude de 1994 a démontré que 40 % des patients soumis à ce test ont subi une réduction significative de la pression hématique, et donc une aggravation de la condition clinique, tandis que dans un certain nombre de cas, le test a mené carrément à un arrêt cardiaque irréversible. En réalité, comme l’a précisé le docteur Cicero Coimbra, les centres respiratoires des patients présentant de graves lésions cérébrales ne parviennent pas à répondre au test d’apnée précisément parce que le flux hématique cérébrale est réduit ou quasi nul en raison de l’hypothyroïdie. La première chose à faire pour de tels patients est de leur administrer des hormones thyroïdiennes, mais malheureusement personne ne le fait, car les médecins suivent partout servilement les protocoles qui leur sont indiqués. Et c’est ainsi qu’au lieu de recevoir les soins adaptés à leur condition clinique, les personnes dans le coma sont soumises à des tests pour déterminer leur mort cérébrale, tests qui sont eux-mêmes cause de lésions irréversibles.

Il suffirait d’un seul exemple contradictoire pour invalider une thèse scientifique : de fait, l’on a de très nombreux cas de patients qui avaient été déclarés morts cérébralement et sont en fait sortis du coma, grâce à l’insistance de leurs proches. Les cas exposés au congrès sont particulièrement flagrants, en particulier celui de Zack Dunlap, 20 ans, déclaré mort cérébralement après un accident : les dégâts cérébraux étaient considérés comme catastrophiques et il n’avait pas de circulation hématique, si bien qu’à la résonance magnétique, on ne voyait aucun afflux de sang au cerveau. Mais Zack avait la chance d’avoir un cousin infirmier qui a demandé d’autres tests car il avait noté des mouvements du corps. Aujourd’hui, celui qui avait été considéré comme un cadavre est marié et père d’une petite fille.

Une autre question critique est celle du consentement au prélèvements d’organes, une véritable industrie gérée, de fait, par les gouvernements : les hôpitaux reçoivent des subventions considérables : s’ils n’atteignent pas un certain nombre de prélèvements, ils perdent ces subventions et ne sont plus classés comme centres de prélèvements. Le consentement doit être explicite, c’est-à-dire expressément déclaré. Mais dans les faits, que se passe-t-il ? Par le test d’apnée, le patient est privé du respirateur pendant 10 minutes. Où est le consentement dans ce cas ? Il est plus que jamais nécessaire que les gens s’informent, qu’ils réclament au personnel médical les soins adaptés pour leur proche, que nous ayons le courage de lutter pour la vie, et ce d’autant plus que la nouvelle définition de la mort touche à de nombreux secteurs, et non uniquement à celui des prélèvements d’organes vitaux. De nombreux patients sont en danger, quand ils ne répondent pas aux stimulations et sombrent dans un état de coma : la perte présumée irréversible des seules fonctions cérébrales qui, pour les concepteurs de la mort cérébrale, constitueraient l’essence vitale de l’individu, transformerait l’homme en un être inanimé sans conscience, une sorte de légume. Comme l’a fait remarquer le prof. Seifert dans son intervention de critique des auteurs américains Lee et Grisez favorables à la nouvelle définition de la mort cérébrale, ce n’est pas le cerveau qui constitue la personne, mais c’est l’âme que possède la nature rationnelle de l’homme. Comment un être spirituel pourrait-il se transformer comme par magie en un légume, du seul fait de la destruction d’un organe ? Si l’âme précède la formation du cerveau, comme l’admettent Lee et Grisez eux-mêmes, pourquoi donc devrait-elle quitter le corps par la soi-disant « mort cérébrale » ? En conclusion, on peut affirmer sans crainte de démenti qu’une personne réellement morte, un cadavre, ne peut fournir un cœur apte à la greffe : ne peut le faire qu’une personne vivante possédant un cœur sain en parfait état de fonctionnement. C’est la réalité des faits, l’évidence que la grande majorité de la communauté scientifique tend à nier, cette majorité qui œuvre afin que se développe autour du sujet de la mort cérébrale une sorte de consentement acritique. C’est une question d’une importance capitale aux multiples conséquences dans notre société actuelle, dominée par le relativisme éthique et moral, la logique de l’utilitarisme et le positivisme juridique, qui prétend fonder le droit sur la négation de la loi naturelle et, en fin de compte, sur la négation de la réalité.

 

Source et auteur: Correspondanceeuropeenne.eu

2019-07-18T14:46:43+00:00 02.08.2019|