L’immigration musulmane transformera la démocratie européenne en un système autodestructeur. Mille ans ne suffiront pas pour racheter la négligence dont l’Europe a fait preuve ces dernières années. Derrière l’islamisation qui se déroule sous nos yeux se cache une organisation mondiale qui est en passe de prendre silencieusement la place du christianisme et de créer un califat pour l’Europe.

Laszlo Petrin

L’épidémie de coronavirus et la guerre russo-ukrainienne ont détourné l’attention de l’opinion publique du fait que l’islam attaque sur deux continents : il envahit l’Europe et déclenche des conflits en Afrique subsaharienne. Il vient d’ailleurs de montrer son vrai visage ces derniers jours, lorsque des terroristes palestiniens ont envahi Israël et se sont livrés à un massacre sanguinaire. De son côté, la pression migratoire à la frontière sud de l’UE est désormais telle que l’on pourrait parler d’invasion. Et les immigrants en Europe ont trahi leurs pays d’accueil, puisqu’aujourd’hui, les migrants illégaux qui manifestent dans les grandes villes occidentales ont montré qu’ils étaient prêts à commettre des actes de violence sans hésiter, en applaudissant les actes horribles des tireurs arabes qui ont envahi Israël et exigent la mort des juifs. Nous assistons donc à un troisième djihad, d’un type particulier, la troisième tentative de conquête de l’Occident. La première était celle des Arabes il y a plus de mille, et la seconde était l’invasion turque à la fin du Moyen-Âge. C’était la dernière fois que les musulmans menaçaient l’Europe dans le cadre d’une guerre conventionnelle. Aujourd’hui, c’est la guerre démographique par le biais de l’immigration clandestine qui a passé au premier plan. On peut supporter la perte d’une province, on peut survivre à une invasion étrangère. L’Europe s’est aussi remise de l’épidémie de coronavirus. Mais l’islamisation alimentée par l’ethno-colonisation sera irréversible si Bruxelles reste inactive !

L’Organisation de la coopération islamique (OCI)

L’Europe souffre d’un terrible oubli, car l’islamisation est un phénomène qui existe depuis 1400 ans. Il est manifestement très efficace, puisque l’islam est aujourd’hui la religion principale dans 57 pays. Derrière cette islamisation, il y a une organisation mondiale qui est en passe de prendre silencieusement la place du christianisme et de créer un califat sur l’Europe. Car il existe une organisation, la plus grande organisation supranationale du monde à part l’ONU. Il s’agit de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui mène un combat effréné pour répandre l’islam dans le monde entier. Elle représente 57 pays et 1,6 milliard d’habitants musulmans du monde islamique. Son influence est démontrée par son statut d’observateur permanent à l’ONU. Cette organisation est trois fois plus peuplée que l’UE, elle a le pouvoir d’imposer sa volonté sur quatre continents et nous sommes à peine conscients de son existence. Son agenda définit et oriente les événements dans le monde islamique, du printemps arabe aux protestations violentes. Voilà pourquoi, entre autres, en 2005, beaucoup d’Européens n’ont pas compris pourquoi les esprits ne se sont pas calmés pendant des semaines dans le monde islamique à propos du film sur Mahomet. Voilà pourquoi ils n’ont pas pu comprendre la vague de protestations qui a éclaté en 2015 à la suite de la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo.

L’Occident, dans une illusion stupide, continue d’espérer une coopération fructueuse avec le monde musulman (et avec les Palestiniens) par le biais de cette organisation, dont l’objectif non dissimulé est de représenter l’ensemble de la communauté musulmane mondiale (oumma) et, par conséquent, de faire accepter la charia dans le monde entier et d’instaurer le califat. Il faut savoir que les dirigeants du monde arabe saisissent toutes les occasions pour rappeler à la communauté islamique mondiale ce devoir sacré.

Après la Première Guerre mondiale, avec l’effondrement de l’empire turc, le califat islamique a été aboli et il n’y avait plus d’organisation internationale pour représenter les intérêts de la communauté musulmane mondiale. L’OCI a été créée en 1969 dans le but avoué de combler cette lacune. Sa création a été indirectement motivée par l’incident sans précédent de l’incendie de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, quatre semaines plus tôt, par un touriste australien obsédé par sa religion. Bien que l’incendie n’ait pas causé de dommages majeurs au bâtiment, le monde musulman a été choqué par l’incident et ne s’en est pas encore remis. Lors du sommet inaugural de l’OCI, il a été déclaré que l’objectif de la communauté islamique mondiale était de libérer Jérusalem puis d’y transférer le siège permanent de l’organisation (Charte de l’OCI, chapitre XI, article 17). Personne n’en parle, et cela n’inquiète pas les dirigeants de Bruxelles, qui se croient très intelligents, ni les décideurs de l’ONU ou même de l’OTAN. Cet objectif à long terme a été confirmé par le nouveau statut adopté en 2008 (Statut de l’OCI, chapitre II, article 3), qui stipule que Jérusalem sera également la capitale du nouveau califat. L’OCI a choisi une stratégie de conquête furtive pour instaurer le califat. Cependant, pendant plus de trente ans, elle n’a pas obtenu grand-chose.

Le califat invisible

Après l’an 2000, par un retournement soudain, les États piliers du monde islamique lui ont donné un nouveau souffle et l’OCI a repris son élan. Selon un ancien secrétaire général, l’organisation joue déjà dans le monde islamique le rôle que jouait autrefois le califat, et sa priorité est de représenter les intérêts des musulmans vivant en dehors de ses pays membres.

Le califat est donc déjà présent de manière invisible. Dans le chapitre intitulé “Lutte contre l’islamophobie” du programme d’action décennal adopté en 2005, il y a une section remarquable qui déclare, entre autres, que l’ONU devrait adopter une résolution internationale contre l’islamophobie et obliger tous les États membres à prendre des mesures contre celle-ci par le biais d’une législation, y compris des sanctions dissuasives. L’OCI fait campagne depuis des années auprès des Nations unies et d’autres organisations pour que la critique de l’idéologie islamique ou de la personne de Mahomet soit considérée comme un délit. Avec sa stratégie de conquête furtive, l’OCI tente d’étendre au monde entier les lois islamiques sur le blasphème. Peu avant les événements sanglants surnommés le “printemps arabe”, la déclaration islamique des droits de l’homme, adoptée au Caire en 1990, était accompagnée d’une clause précisant que toutes les libertés et tous les droits humains contenus dans le manifeste étaient soumis à la charia islamique et que l’interprétation de ces droits relevait exclusivement de la charia. Comme l’OCI fournit également des conseils aux musulmans vivant en dehors de ses pays membres, ses positions sur les questions relatives à l’islam priment sur les lois des pays d’accueil aux yeux des musulmans d’Occident ou d’autres États non islamiques.

Il est désespérant de constater que l’Occident ne comprend toujours pas l’essence de l’islam. Il n’y a pas un islam politique et un islam religieux dans l’islam ! Dans l’islam, l’État et l’Église ne font qu’un. Seul le christianisme connaît la séparation consciente de l’Église et de l’État. L’islam ne reconnaît pas ces catégories. Dans l’islam, l’Église et l’État n’existent pas. Il y a la charia, et c’est tout. Parce qu’il n’y a pas de loi politique et de loi religieuse, il n’y a que la charia, qui est la loi religieuse. La réalité de cette cruelle vérité se traduit par les atrocités commises en Israël et par les manifestations qui les soutiennent. Le motif principal de l’arrivée d’immigrants musulmans est la propagation de l’islam et l’introduction de la charia. Il est donc vain d’espérer un changement fondamental dans la situation des femmes musulmanes au sein de l’UE ou l’instauration de la liberté de religion, de conscience et d’expression au sein des communautés musulmanes, alors que ces principes sont fondamentalement en contradiction avec l’essence de la charia. Au contraire, l’OCI se bat pour que les pays non musulmans adoptent des lois qui protègent en premier lieu les droits religieux des musulmans qui y vivent. Par exemple, la Déclaration islamique des droits de l’homme de l’OCI accorde aux femmes la dignité mais pas l’égalité des droits, y compris des restrictions à leur droit de se marier. Elle déclare que personne ne doit être contraint de changer de religion, mais ne laisse pas la possibilité à l’individu d’abandonner sa religion. La liberté d’expression est restreinte en toute transparence, et toute critique de sujets liés à la religion ou au Prophète est interdite. Pour l’OCI, la protection de l’islam est un droit de l’homme incomparablement plus important que la liberté d’expression au sens occidental du terme.

Dans le chapitre des Très Riches Heures de l’humanité de Stefan Zweig consacré à la Prise de Byzance, on trouve des mots d’avertissement pour notre époque : “L’Europe s’aperçoit en frémissant que, par sa sombre indifférence, une puissance destructrice a fait irruption chez elle, puissance qui paralysera ses forces pendant des siècles. Mais dans l’Histoire comme dans la vie des hommes, le regret ne répare pas la perte d’un instant, et mille années ne rachètent pas une heure de négligence.” La puissance destructrice est déjà là, la paralysie de l’Europe occidentale est déjà visible. Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard pour que l’Europe occidentale puisse racheter ses années de négligence.

Sources :  

https://lesobservateurs.ch/2023/11/09/le-califat-invisible-ou-le-troisieme-djihad/

 https://www.magyarhirlap.hu/velemeny/20231017-lathatatlan-kalifatus-avagy-a-harmadik-dzsihad