Référendum « Non à cette loi de censure! » remis

Hier, lundi 8 avril 2019, un comité inter-parti a remis à la chancellerie fédérale à Berne, le référendum contre l’extension du code pénal relatif au racisme (orientation sexuelle) – avec 70’349 signatures certifiées. Le peuple devrait ainsi avoir la possibilité de rejeter aux urnes cette restriction disproportionnée de la liberté d’expression et de conscience.

Il va de soi pour le comité référendaire, que les personnes homosexuelles sont des membres à part entière de la société. La haine et la discrimination (traitements inéquitables injustifiés) ne doivent pas être tolérées et sont heureusement mal vues et proscrites en Suisse.

Flou et contre-productif

À vrai dire, l’extension du code pénal relatif au racisme à la notion floue et insaisissable d’«orientation sexuelle» va bien au-delà de l’objectif recherché et produit de surcroît un effet principalement contre-productif. Les expériences d’autres États, où des lois de censure similaires sont déjà en vigueur, montrent qu’il faut s’attendre à des plaintes absurdes, comme par exemple contre.…

…des boulangers qui, pour des raisons de conscience, refusent de faire un gâteau de mariage pour des couples de même sexe.

…des agences de publicité qui, pour des raisons de conscience, refusent d’accepter certains travaux d’impression pour la communauté LGBT.

…des hôteliers qui, pour des raisons de conscience, refusent de louer une chambre double à un couple de même sexe.

Qu’apporte une loi de censure aussi absurde, si ce n’est qu’elle divise la population et met en péril la paix publique? La liberté d’expression, de croyance et de conscience doit s’appliquer à tous: Aussi bien aux croyants chrétiens, juifs et musulmans, comme aussi aux athées, aux homosexuels ou hétérosexuels – c’est l’essence même de la Suisse pluraliste. Les interdictions de pensée et d’expression n’ont jamais eu d’effet positif durable dans une société libre.

À cela s’ajoute: Le Code pénal punit déjà aujourd’hui les insultes, la diffamation, la calomnie et l’incitation à la violence. Une réelle haine et la discrimination ne peuvent être combattues que socialement, non par une massue juridique qui de plus reste sujette à des interprétations arbitraires.

Grand soutien de la population

Durant la collecte de signatures, le comité référendaire largement soutenu a ressenti que ces craintes étaient partagées par de larges couches de la population. Dans le courant du mois de mars, un dynamisme étonnant dans la collecte de signatures s’est développé à l’échelle nationale– basée sur une préoccupation sincère, une secousse a traversé le pays. Ainsi, après un début épineux, l’objectif de la collecte a pu être finalement atteint de manière majestueuse.

Le comité référendaire se voit fortifié par une expertise juridique que l’Alliance évangélique suisse (SEA) a demandée pour cette loi de censure. La SEA fait part de ses préoccupations quant au fait que l’extension du code pénal relatif au racisme, adoptée par le Parlement, pourrait restreindre inutilement la liberté d’expression et a recommandé de signer le référendum.

 

Plus d’infos sous : https://www.censure-non.ch/

2019-04-17T14:28:26+00:00 09.04.2019|