L’éducation visant à renforcer l’identité hétérosexuelle est désormais illégale dans l’Occident progressiste. Du moins, une loi à cet effet a été adoptée par la législation canadienne, prévoyant jusqu’à cinq ans de prison pour quiconque fournit une «thérapie de conversion», c’est-à-dire un conseil basé sur l’enseignement chrétien et sur l’acceptation de rapports sexuels seulement dans le cadre d’un mariage homme-femme.  

Au Canada, toute déclaration renforçant l’idée que les êtres humains sont créés entièrement homme ou entièrement femme dès la naissance sera désormais punissable en vertu de la loi. Cette loi précise que le terme thérapie de conversion désigne une pratique, un traitement ou un service qui vise :

  • à modifier l’orientation sexuelle d’une personne pour la rendre hétérosexuelle ;
  • à modifier l’identité de genre d’une personne pour la rendre cisgenre (cisgenre : personnes qui indiquent que leur sexe assigné à la naissance est identique à leur genre actuel) ;
  • à modifier l’expression de genre d’une personne pour la rendre conforme au sexe qui lui a été assigné à la naissance ;
  • à réprimer ou à réduire toute attirance ou tout comportement sexuel non hétérosexuels ;
  • à réprimer toute identité de genre non cisgenre ;
  • à réprimer ou à réduire toute expression de genre qui ne se conforme pas au sexe qui a été assigné à une personne à sa naissance.

En vertu de cette loi, le fait d’influencer la sexualité ou l’identité de genre d’une personne n’est considéré comme « thérapie de conversion » que si cela se fait dans le sens des enseignements bibliques. En revanche, le fait d’influencer une personne dans le sens de l’homosexualité, ou d’une identité non binaire ou transgenre est accepté, aussi bien envers un adulte qu’un enfant. Le texte ajoute explicitement que l’interdiction ne s’applique pas aux pratiques ou aux traitements qui facilitent la révélation de l’identité de genre, comme la transformation sexuelle, car elle ne présuppose pas qu’une orientation sexuelle, une identité de genre ou une expression de genre particulière doive être préférée à une autre.

James Coates, un célèbre pasteur canadien, a déclaré que cette loi criminalise l’évangélisation. Matt Walsh, un journaliste du Daily Wire, commence ainsi sa vidéo sur cette loi qui a provoqué l’indignation des conservateurs : « En vertu de la nouvelle loi canadienne, si vous conseillez à votre enfant biologiquement masculin d’accepter son identité biologique, vous êtes coupable d’avoir commis une ‘thérapie de conversion‘ et risquez jusqu’à cinq ans de prison ».

Source: www.lesobservateurs.ch